Une technique intéressante

Une technique intéressante - Nikita Richards

Je fouillais sur Internet pour trouver un groupe qui joue de la musique pour mariage, ou en tout cas, si ce n’est pas un groupe spécialisé dans ce domaine, je voulais en avoir un qui saurait jouer les chansons que j’aime particulièrement, en plus de la musique traditionnelle de la marche nuptiale. Pendant que je faisais mes recherches, ma sœur et ses amies regardaient une vidéo au sujet d’une méthode d’épilation qui est supposément rapide, efficace et moins irritante pour la peau, que le rasoir.

J’écoutais à moitié ce qu’elles disaient. Ah, les trucs de femme : normalement, ça ne m’intéresse pas du tout, mais dans ce cas-ci, j’avoue que la curiosité l’a emporté sur mon principe de simplicité volontaire. Elles parlaient d’essayer la méthode qu’une jeune femme moitié-libanaise, moitié-équatorienne décrivait dans la série de vidéos qu’elle affiche sur YouTube à toutes les semaines. Je crois bien qu’elles ont l’intention de le faire prochainement.

Cette jeune femme raconte que dès sa tendre enfance, soit l’âge de neuf ans, sa mère et sa tante (toutes les deux libanaises) ont commencé tout de suite à lui faire de l’épilation en utilisant un mélange d’eau, de sucre et de jus de citron qu’elles appliquent sur la peau, comme si c’était de la cire. Selon ce qu’elle dit, ainsi que les membres de sa famille qui se servent de cette recette, les poils (que ce soient les jambes, les aisselles ou toute autre partie qui nécessite de l’épilation) repoussent de plus en plus fin après chaque utilisation. Donc, en ce moment, cette jeune femme de 30 ans peut se permettre de faire son épilation seulement une fois par mois, et dans la vidéo, elle a même retardé son « nettoyage de poils », comme elle l’a décrit, à presque deux mois. L’image de son aisselle montrait qu’elle n’avait que très peu de duvet qui ne paraît pas beaucoup, et il faut regarder de près pour remarquer qu’elle en a encore un peu à enlever une fois de temps à autre.

Voilà pourquoi ma sœur et ses amies se sont mises à planifier la journée qu’elles vont commencer à s’épiler mutuellement. C’est beaucoup plus facile de le faire en groupe (ou en paire, au moins) que le faire seule, vu qu’il faut arracher les couches de sucre refroidies d’un coup sec. Je ne veux pas être là quand elles vont le faire. Ce doit être terriblement douloureux ! Je pense que je vais m’en tenir au rasoir !