Une recette bulgare

Une recette bulgare - Nikita Richards

J’avais deux couples d’amis qui venaient souper chez moi, et je ne savais pas quel plat j’allais leur préparer. Je connaissais leur goût pour les cuisines du monde, et c’était une piste que je voulais explorer. J’appelais mon amie Paulette, qui me conseille des tours de main en matière culinaire, très précieux. Elle m’avait initiée au travail du chocolat, à la préparation de la béchamel, ou encore à celle de la mayonnaise. Pour l’entrée, une tarator me semblait indiquée. Cette soupe de concombre froide est parfaite en été. Paulette m’avait expliqué que ce plat était bulgare, mais que l’influence turque était indéniable dans cette recette. J’avais choisi de l’accompagner de brisures de noix, que je placerais dans un récipient, pour que nous puissions nous en servir librement. Trouver des concombres en juillet, ne fut pas difficile. Je pris un gros pot de yaourt, de l’ail et de l’aneth. Je n’apprécie pas toujours cette herbe aromatique, mais je ne pouvais pas m’en passer dans ce plat.

Ensuite, une tarte aux oignons caramélisés et au fromage de chèvre, serait servie avec des tranches de jambon italien finement coupées. Je fais une pâte brisée pour le fond de la tarte. Pendant qu’elle repose au réfrigérateur, je m’occupe de la cuisson de mes oignons. Bien organiser son temps de travail est primordial en cuisine. Pour la garniture, je mélange des œufs, deux jaunes et un blanc, de la crème liquide, du yaourt, du fromage de chèvre. J’ai une nette préférence pour celui qui est frais. Un peu de noix de muscade fraîche râpée, du poivre et du sel sont ajoutés et je mélange le tout vigoureusement. Depuis que j’ai un robot qui pétrit et mélange les pâtes, je ne rate plus rien, c’est encore plus un plaisir de faire la cuisine.

J’avais oublié de prendre un vin pétillant italien que je voulais leur faire goûter pour l’apéritif, je ressortis avant que mes amis arrivent. Un installateur branchait le nouveau système d’inspection camera dont l’immeuble venait de s’équiper. Je le saluais en passant près de lui. Il était tout en haut d’une grande échelle, mais il me répondit. Après avoir terminé mes courses, je me dépêchais de revenir chez moi. Au moment même où je mettais une dernière touche à ma tenue, je mis des boucles d’oreilles assorties à mon collier, j’entendis frapper à ma porte. Mes quatre amis étaient là, et je m’empressais de les accueillir.