Une autre histoire d'Isabelle

Une autre histoire d'Isabelle - Nikita Richards

Mon dernier soin esthétique au Spa centre blainville était un mardi, je m’en souviens bien. Comme toujours, en sortant de cet institut, j’étais pleinement détendue. Je devais faire quelques courses, pour me cuisiner un bon souper, et aussi passer chez Isabelle, ma meilleure amie. J’ai pris les transports en commun pour arriver jusque chez elle. Pendant que j’étais à l’arrêt, dans l’attente d’un bus, j’entendis les gouttes d’une brusque averse s’éclater sur le trottoir. En descendant du bus, j’ai remarqué que la pluie avait cessé de tomber. J’étais rassurée, car je n’étais pas du tout équipée pour affronter ce phénomène météorologique. J’avais convenu de retrouver Isabelle vers six heures du soir, de rester boire un thé en sa compagnie pendant une heure, puis de revenir chez moi. La distance qui sépare nos résidences n’est pas immense, dix minutes à pieds les séparent. Je devais me lever tôt, le lendemain, car des obligations professionnelles m’attendaient le matin.

J’ai tapé le code d’entrée de l’immeuble de mon amie, je suis montée au deuxième étage, j’ai sonné, mais personne ne m’a répondu. J’ai pensé qu’elle n’avait pas entendu la sonnerie retentir. J’ai recommencé, mais le résultat fut le même. Je me suis décidé à appeler Isa. La musique de son téléphone retentit dans le vide, comme je l’entendis à travers la porte. Je commençais à m’inquiéter, car mon amie avait pu avoir un malaise. Comme je sais que Jérémie, son voisin, a un double de ses clés, j’ai sonné chez lui, sans qu’il me réponde. Des bruits de voix et de pas résonnèrent dans la cage d’escalier. J’ai reconnu le timbre de voix de mon amie et celui de son voisin. Elle s’excusa de son retard en m’expliquant qu’une histoire incroyable venait de se passer, et qu’elle m’en dirait plus si je restais pour le repas du soir avec elle.

Nous avons composé un menu avec ce qu’elle avait dans son réfrigérateur et les courses que j’avais emportées. Je l’ai écouté avec attention me raconter cette anecdote fantastique. En fin d’après-midi, juste avant que j’arrive, mon amie se reposait en lisant, dans son canapé. Un bruit sec l’a étonnée et elle a tourné la tête vers le lieu d’où il venait, son balcon. Sa surprise fut totale quand elle constata qu’un gros chien, apeuré, était derrière sa baie vitrée. L’animal se mit à aboyer, tandis qu’elle entendait qu’on frappait à sa porte. C’était Jérémie et il venait chercher l’animal pour le ramener à ses propriétaires.