Rien ne va ce matin

Rien ne va ce matin - Nikita Richards

Il y a de ces jours ou rien ne va ! Dans mon cas, cela fait des mois. J’ai juste l’impression d’attirer la malchance, ou encore le vilain karma. Chaque fois que je répète cette phrase, je peux presque voir ma meilleure amie, Eve, lever les yeux au ciel. Tout semble s’écrouler autour de moi. C’est comme si un grand trou noir m’aspirait et que j’étais sans force. Je sais que cela peut sembler un peu tiré par les cheveux, mais cela décrie parfaitement comment je débute ma semaine !

Alors, on va commencer par le début. Ce matin, lundi 16 février, le réveil ne sonne pas. Résultat, c’est le chat de mon voisin qui vient gratter à ma porte et me réveille. Plus de 2 heures de retard au boulot, un record dans la société. Je me suis tapé tous les embouteillages de la ville pour enfin arriver au bureau et ne pas pouvoir entrer. Histoire de carte magnétique que j’ai oubliée a la maison en changeant de sac à main. J’ai dû appeler mon boss pour me faire entrer. L’humiliation du siècle. Le regard qu’il m’a lancé aurait pu tuer une mouche en plein vol. Ensuite, commence les petits pépins au boulot et je finis par laisser tomber ma bague de graduation dans le trou du lavabo, qui n’était toujours pas réparé depuis plus de 3 semaines. Résultat, j’ai dû appeler le plombier qui a fini par, je ne sais quelle raison effectuer un drainage total au coût pharamineux. Et maintenant, mon boss est vraiment en colère après moi.

Oh, ne croyez surtout pas que ma journée s’achève ainsi ! On m'appelle de l’école pour annoncer que me fille est malade et n’arrête pas de vomir. Ensuite, j’ai dû supplier a genou, ma sœur au téléphone pour qu’elle aille la récupérer, vu tout ce qui me tombais sur la tête au boulot. Et là, je suis bourrée de remords et j’ai l’impression d’être une mauvaise mère qui préfère travailler plutôt que de prendre soin de son bébé. Maintenant que j’y pense, j’ai les escaliers de ma maison à retaper, car ils sont potentiellement dangereux. Mon mari travaille dans le bâtiment, mais notre maison n’est pas sa priorité. Il est toujours débordé, ailleurs. L’autre choix est de le menacer, si je veux qu’il s’occupe de cet escalier grinçant qui me donne mal aux dents. Et là, peu à peu, mon esprit sombre dans une liste noire de menaces, rien d’avouable, j’ai bien peur. Honte à moi !

Ce soir, si j’arrive à la maison entière et sauve, je vais allumer une bougie, pleurer à chaude larme et demander pardon et bénédiction pour ma personne et ma famille. Je suis à bout d’énergie et j’ai vraiment besoin d’encouragement !