Revoir ma mère biologique

Revoir ma mère biologique - Nikita Richards

Fille adoptive, mes parents m’ont fait part de cet état depuis que j’étais en âge de comprendre ma situation. Je les ai toujours aimés, mais depuis mes 20 ans, l’idée de revoir mes parents biologiques me titillait. Et en voyant mes enfants s’épanouir avec leurs parents biologiques, l’idée était encore plus intense. J’ai donc demandé conseil à mon mari par rapport à cette idée. Ce dernier qui m’a appuyé et qui m’a dit que c’était tout à fait logique. Mais il m’a aussi suggéré de demander d’abord à mes parents adoptifs, au cas où ces derniers auraient des informations et surtout, s’ils acceptaient que je le fasse. En effet, ma mère qui est une femme très aimante pourrait percevoir négativement cette démarche. Je leur ai donc rendu visite et je leur ai exposé mon besoin. Là, mon père a souri et m’a dit : « On savait que ce jour arriverait et que tu allais nous le demander. C’est pour cela qu’on a toujours gardé l’adresse de ta mère biologique et qu’on envoyait des photos de temps en temps, mais on avait convenu que je ne te donnerais aucune information, sans ton initiative. » Ce qui m’a fait plaisir. Mais aussi, cela m’a étonné qu’il ne parle que de ma mère. C’est ainsi qu’il m’a dit qu’il n’y a plus que ma mère biologique qui était vivante. Mais il m’a aussi dit d’aller la voir, elle aura plus d’explication sur ce sujet. J’ai donc quitté la maison de mes parents en emportant avec moi une petite commission. Celle du dépôt de quelques dossiers pour le conseiller financier de ma mère. En effet, vu l’adresse qu’ils m’ont donnée, ma mère biologique se trouve en face de l’entreprise d’assurance des parents. Ayant eu les infos sur ma mère biologique, j’ai entrepris de la voir le lendemain même. Partie de la maison de bonne heure, j’ai sonné à la porte, à l’adresse indiquée par papa. Une femme âgée dans les soixante-cinq ans ouvre la porte. J’ai souri, elle a mis ses mains sur sa bouche. Et sans dire un mot, on s’était embrassé. Je l’ai regardé dans les yeux et sans rancune, ni autre forme de ressentiments, je lui ai dit, « Bonjour maman ! » Elle en a eu les larmes aux yeux et m’a invité à entrer. Elle vivait seule et m’a tout raconté. C’est là que j’ai su que mon père biologique à eu un accident avant ma naissance alors qu’elle était encore étudiante. Rejetée par ses parents à cause de sa grossesse, elle ne pouvait faire que la démarche d’adoption. Mais elle est restée en contact avec les parents adoptifs, ces derniers qui ont accepté cette situation. J’en étais enchantée, même de son initiative, car je sais à présent que j’ai des parents, trois, qui n’ont pensé et qui ne pensent qu’à mon bien.