Pour l'anniversaire de ma mère

Pour l'anniversaire de ma mère - Nikita Richards

J’avais été très fatiguée par l’hiver et mes nombreuses activités. Chaque matin, je me préparais en appliquant mon fond de teint, après avoir mis ma crème hydratante et avoir attendu qu’elle pénètre dans ma peau. Ensuite, j’applique un fard à paupières, souvent un rose doré qui fait ressortir mes yeux verts, ou bien du brun. Une poudre pour le contour de mon visage affine et détend mes traits. Je la mets sous les pommettes et sur les tempes. Je pose, après, une laque à lèvres brillante, dans les tons beiges, ou rose très clair. Avec cette palette de nuances, j’arrive à avoir un maquillage qui paraît naturel. Je termine toujours par mon mascara. Si mon application n’est pas assez soignée, car il m’arrive parfois, d’avoir un petit raté et la brosse pleine de maquillage noir effleure ma paupière en laissant des traces, j’efface la trace avec un coton-tige que je mouille avec du démaquillant.

J’avais une amie, Line, qui suivait une formation en médecine esthétique, et nous devions nous retrouver pendant sa pause pour le dîner. Elle voulait me faire découvrir un restaurant végétarien qui proposait de délicieuses salades, des assortiments de légumes et des tartes salées. J’avais lu un article sur eux. La décoration et le service étaient présentés comme des exemples que beaucoup de restaurateurs devraient suivre. Les menus étaient très divers, du plus simple au plus élaboré, qui pouvait être qualifié de gastronomique. Ils démontraient que de proposer de la viande n’était pas une obligation pour se placer parmi les restaurants les plus cotés de la ville.

Je fis un détour par une boutique qui vendait d’excellents thés et cafés, ces derniers étant torréfiés sur place, l’odeur de la torréfaction se répandant dans la boutique, et participant à son ambiance feutrée, digne d’un salon de thé anglais. De petits gâteaux étaient proposés à la vente, et je ne pouvais m’empêcher de prendre un sachet ou deux, que j’offrais généralement à ma nièce et mon neveu. Cette fois, encore, je repartis avec un grand sac dans lequel la vendeuse m’avait soigneusement emballé mes achats. J’avais pris une théière en fonte japonaise pour ma mère, dont ce serait l’anniversaire dans une semaine, des thés, évidemment, pour accompagner ce présent, mes indispensables sachets de petits gâteaux et quelques sortes de cafés que je n’avais pas encore eu le plaisir de déguster. Ce fut mon amie qui a été surprise de me voir arriver avec les bras si chargés.