Le travail du service de police

Le travail du service de police - Nikita Richards

Je venais de terminer mon rendez-vous d’epilation laser hier matin, quand j’ai reçu un message dans ma boîte courriel. C’était la médiatrice pour la déontologie du service de police de la province du Québec, qui me contactait pour me demander de la rejoindre par téléphone. Je n’ai présentement pas de ligne, ni chez moi, ni de cellulaire, alors je dois me rendre à des téléphones payants pour faire mes appels. Ça ne me dérange pas, car de toute façon, je n’utilise que rarement ma ligne, alors je préfère ne pas payer pour quelque chose qui ne me sert pas vraiment.

Elle voulait absolument me parler de vives voix, à propos de ma plainte concernant les policiers qui ont carrément refusé de faire un rapport contre un homme qui me faisait des menaces de mort. J’ai dû appeler les policiers deux fois, et ensuite, me rendre directement au poste de police pour faire déposer une plainte officielle. Ce n’est qu’à la dernière tentative que j’ai enfin réussi à aboutir à quelque chose. Mais, puisque ça avait pris trois essais, je ne trouvais pas ça normal, et j’ai choisi de déposer une autre plainte officielle ; cette fois-ci, c’était contre les policiers eux-mêmes.

Ça a pris du temps, mais j’ai enfin reçu la nouvelle comme quoi la médiation était acceptée. Je dois dire que c’était long et pénible comme chemin, mais au bout du compte, je vais pouvoir parler aux policiers directement, et leur expliquer combien c’est insécurisant de voir qu’ils ne font pas le travail pour lequel ils reçoivent leur salaire. Certes, plusieurs essaient de me convaincre que ce ne sont que les pommes pourries qui agissent de la sorte, mais en même temps, je dois dire que je ne fais plus confiance au service au complet, car peu importe où je me trouve, peu importe le type de demande que je fais, les policiers ne m’aident jamais. Certains se mettent même à se moquer de moi, parfois ouvertement. Bon, cette dernière situation est rare, mais elle s’est produite à quelques reprises. Donc, dans ma tête, les policiers ne sont pas les gens vers qui se tourner en cas de besoin.

Cette médiation va avoir lieu prochainement, mais ça peut prendre quelques semaines avant d’avoir une date confirmée. J’ai hâte de l’avoir, car c’est pénible de ne pas savoir vers qui se tourner quand on a besoin de se faire protéger, surtout si un groupe d’employés sont mandatés pour le faire, et refuse de t’aider quand tu en as besoin. Je vais enfin savoir si je peux réellement recevoir l’assistance légale qui m’est due.