Comment j’ai créé mon premier potager

Le jardinage n’était pas une passion pour moi, se salir et transpirer sont deux faits que je déteste. Pourtant, j’adorais mon jardin, surtout mes roses. Avec mon travail, je gagnais assez pour m’offrir les services d’un jardinier. Il venait s’occuper de mes plantes deux fois par semaine. Il se chargeait également de changer les roses du vase en cristal du salon, arroser et tailler les bonsaïs, puis couper notre gazon. Vers le début de l’année, avec la crise, j’ai perdu mon travail et dû congédier le jardinier et comme si cela ne suffisait pas, j’ai dû faire une demande pour une deuxième hypothèque pour arriver à survivre. Heureusement, mon mari a vite obtenu une promotion, mais malheureusement, ce n’était pas encore assez pour reprendre un jardinier.

Mes premières expériences de jardinage

Pour le bien-être de mes plantes, j’ai dû moi-même commencé à prendre soin d’eux. Les heures à observer mon ancien jardinier au travail me servent enfin. Après avoir acheté le matériel, je me suis attelée à la tâche. Les premières semaines, je me suis entaillée le doigt au moins une vingtaine de fois. Au fil des jours, je m’améliorais, et trouvais même du plaisir à prendre soin de mes plantes, surtout des roses. Je les trouvais plus rouges quand je m’occupais d’elles. Une fois même, un de nos invités s’est intéressé à l’espèce de roses que je faisais pousser dans le jardin. Fière de ma lancée, j’ai décidé d’agrandir mon petit coin de terre pour y créer un potager.

Mon moment de détente

Je disposais d’environ 2m2 de gazon que je devais pouvoir transformer en petit potager sans trop de problèmes. J’ai passé des heures sur Internet pour apprendre à créer un potager moi-même. J’ai parcouru des dizaines de pages rien que pour choisir les légumes et condiments à y faire pousser. Mon beau-fils était représentant pour une entreprise de semence, il m’a alors gentiment donné des conseils, mais aussi des graines pour commencer. Au bout d’une semaine de travail acharné avec mon mari, on a pu planter les premières semences. Quelle satisfaction ! Chaque jour, arroser mes fleurs et mon potager représentait mon moment de pure détente. Au bout de quelques mois, lorsque les premiers haricots et tomates ont montré leur nez, une grande fierté m’envahit, et j’ai appelé mon mari au travail juste pour le lui dire. Il en a ri pendant de longues minutes. Aujourd’hui, mon potager est encore comme au premier jour. Et en plus, j’y ai ajouté quelques arbres fruitiers, dont un gros pommier, et personnellement, le goût de mes fruits et légumes sont, de très loin, plus savoureux que ceux du supermarché.